traduction « surhumaine »

Traduction « automatique » : pourquoi les compétences rédactionnelles sont-elles indispensables ?

Pour certains, la traduction faite par des humains serait en passe d’être révolue. En effet, alors que les avancées technologiques en matière de traduction automatique ne cessent de s’affirmer, comment la traduction humaine peut-elle encore se distinguer ?

Nous pourrions citer des dizaines de raisons qui démontrent que la traduction humaine n’est pas près de disparaître, et nous le ferons certainement dans un prochain article. Mais les principales raisons relèvent des compétences rédactionnelles. Pourquoi ? Parce que derrière une bonne traduction se cache tout simplement une belle plume. Après tout, une traduction est par essence une écriture secondaire de l’original. Regardons comment les traducteurs font appel à leurs compétences rédactionnelles et en quoi est-ce si important.

Traduire une idée et non de simples mots

Un bon traducteur appréhende un texte à la manière d’un écrivain, en cherchant à transmettre la même idée que l’original. Prenons par exemple une traduction du français vers le japonais : le plus souvent, une traduction mot à mot vers le japonais n’a strictement aucun sens.

Comme point de départ, les traducteurs doivent chercher à faire ressortir le sens et les idées du texte français. Ensuite, ils peuvent transposer chaque unité de sens vers le japonais. Grâce à leurs qualités d’écrivain, ils façonnent ainsi leur traduction afin de l’adapter aux lecteurs japonais.

Adopter le bon ton

Il est essentiel pour livrer une traduction de haute qualité, de rester fidèle au ton adopté par l’auteur. Evidemment, dans la plupart des langues, le mot à mot peut être compréhensible même s’il est souvent disgracieux alors que pour le ton, c’est plus compliqué. Les traducteurs doivent dans un premier temps bien comprendre le texte source, lire entre les lignes pour saisir les subtilités et percevoir le plus justement le ton employé. Ceci est d’autant plus important pour les langues asiatiques. Ainsi, comme tout bon écrivain, un bon traducteur s’assure d’adopter le ton le plus fidèle au texte original dans la langue cible.

Le résultat final ne pourra qu’être de qualité

En effet, lorsqu’un traducteur réussit à cerner et transposer le ton, le texte final ne peut qu’être bien écrit. De ce fait, l’exercice de traduction devient une forme d’art à sa manière. Nous avons tous déjà lu des traductions maladroites ou dont le choix des mots, la structure sémantique n’étaient pas très naturels dans la langue d’arrivée. Voici ce qui pourrait être une définition simpliste de l’acte de traduire. Les lecteurs sentent qu’ils ont affaire à une mauvaise reproduction de l’original. Au contraire, un excellent traducteur va puiser dans ses ressources et user de ses compétences rédactionnelles pour que le texte se lise comme s’il avait été rédigé dans la langue cible.

Une véritable traduction « surhumaine »

Bien évidemment, nous ne remettons pas entièrement en cause la place des machines dans notre métier. Notre super pouvoir à Word Connection est de savoir mesurer le meilleur de l’humain et de l’automatisation pour nos projets. Nous formons l’ensemble de nos linguistes aux outils de traduction assistée par ordinateur (TAO): alliés à nos dispositifs de serveur, ces outils augmentent la rapidité d’exécution d’une traduction sans en compromettre la qualité. De par leur précision, les machines nous aident à détecter d’éventuelles erreurs et favorisent l’homogénéité et la fiabilité du texte.

Nous nous assurons également que nos traducteurs disposent d’une certaine aisance rédactionnelle, indissociable à la réussite d’un projet.  Ils doivent non seulement faire preuve de créativité mais également analyser et évaluer un travail, ce que les machines ne peuvent pas faire. Produire une excellente traduction, n’est pas une science mais un art.

En effet, les machines sont utiles à la gestion de la terminologie, au project management et à l’uniformisation de notre processus, mais aucune science n’est encore capable d’adapter son style rédactionnel pour que le résultat soit irréprochable. C’est pourquoi, nous continuons à valoriser et entrainer nos traducteurs « surhumains » à pratiquer leur art avec soin et précision.

Pour en savoir plus sur les outils TAO, rejoignez notre cofondatrice Kaori Myatt à Ijet-29 qui se tiendra à Osaka du 30 juin au 1er juillet prochains. Elle s’exprimera sur les possibles améliorations des traductions grâce à l’extraction terminologique et la fouille de textes.